Choisir et accueillir un chiot spitz : variétés et robes
Variétés du spitz nain au grand, robes, choix de l'éleveur et budget : les repères concrets avant d'accueillir un chiot spitz.
Par La rédaction chiensource · Mis à jour le 16 septembre 2026
Le spitz allemand se décline en plusieurs tailles, du nain au grand, et le choix de la variété conditionne la place nécessaire, le budget et le rythme de vie. Avant de chercher un chiot, il faut donc définir la taille adulte souhaitée, la robe qui vous convient et un éleveur capable de présenter les parents, les tests de santé et un suivi après la vente. Un guide en français consacré au spitz nain et moyen détaille ces étapes, du choix de la variété à la checklist d’arrivée, et peut servir de point de repère : guide du spitz nain et moyen.
Quelles variétés de spitz, du nain au grand ?
Le spitz allemand est une race à poil long et dressé, à tête de renard, classée par taille. En France, on rencontre surtout le spitz nain, appelé aussi poméranien, et le spitz moyen, mais la race comprend également le petit et le grand spitz. Les différences portent sur le poids et la hauteur au garrot, donc sur l’espace disponible, la solidité du matériel (panier, harnais) et la dépense physique quotidienne.
Le spitz nain est le plus répandu en appartement : il demande peu de place au sol, mais autant de soins de pelage et de sorties qu’un chien plus grand. Le spitz moyen et le petit occupent une position intermédiaire, avec un gabarit qui reste maniable pour la plupart des adultes. Le grand spitz, plus rare, se rapproche d’un chien de taille moyenne à grande et suppose un logement et un budget adaptés.
Chaque variété a son standard et ses lignées. Un éleveur sérieux connaît la taille attendue des chiots qu’il propose et peut montrer les parents, ce qui limite les surprises à l’âge adulte. Méfiez-vous des annonces qui promettent une taille précise sans référence aux reproducteurs.
Quelles robes rencontre-t-on chez le spitz ?
La robe fait partie des critères de choix, mais elle ne doit pas primer sur la santé et le caractère. Les coloris courants vont du noir au blanc, en passant par le fauve, le crème, le loup et le noir et feu. Certaines robes sont admises selon la variété et le standard, d’autres sont plus rares et donc plus chères.
Le poil du spitz est double : un sous-poil dense et un poil de couverture long et droit. Cette structure explique l’entretien régulier, quel que soit le coloris. Une robe blanche ou crème se salit plus visiblement, une robe noire marque davantage la poussière claire, ce sont des détails pratiques à intégrer avant l’adoption.
La couleur définitive se stabilise avec la croissance, notamment chez le nain où le chiot change souvent de nuance. Demandez des photos des parents et, si possible, des chiots de portées précédentes pour vous faire une idée réaliste.

Comment choisir un éleveur de spitz ?
Le choix de l’éleveur pèse plus lourd que le choix de la robe. Un élevage identifiable, déclaré, qui accepte une visite, montre la mère avec ses chiots et pose des questions sur votre mode de vie, présente davantage de garanties qu’une annonce anonyme.
Les points à vérifier :
- l’identification des chiots et leur inscription au livre des origines, si vous souhaitez un chien de race confirmable ;
- les tests de santé des reproducteurs, notamment sur la luxation de la rotule, fréquente chez les petites tailles ;
- le calendrier de vaccination et de vermifugation, avec un carnet à jour ;
- la socialisation des chiots dans un environnement domestique, avec des bruits et des manipulations courantes ;
- la possibilité de poser des questions après la vente, par téléphone ou par message.
Un éleveur qui refuse toute visite, qui ne montre pas la mère ou qui livre le chiot sur un parking sans échange préalable doit alerter. À l’inverse, un professionnel qui prend le temps de vous interroger sur vos horaires, votre logement et vos attentes cherche à limiter les abandons.
Quel budget prévoir en 2025 ?
Le prix d’un chiot spitz varie selon la variété, la robe, la lignée et la notoriété de l’élevage. Le nain se situe généralement dans une fourchette plus élevée que le moyen, et les robes rares augmentent la facture. À ce prix d’achat s’ajoutent des dépenses régulières : alimentation, toilettage, soins vétérinaires, identification, stérilisation éventuelle.
Prévoyez aussi un fonds pour les imprévus. Un chiot peut développer une affection héréditaire ou un accident, et une assurance santé ou une épargne dédiée évite de reporter les soins. Le budget ne se limite pas au premier mois : comptez sur douze à quinze ans de dépenses.
Méfiez-vous des chiots vendus très en dessous du marché sans explication, ou au contraire des prix gonflés par une promesse de robe rare non vérifiable.
Mâle ou femelle : quelles différences au quotidien ?
La question revient souvent. Chez le spitz, les différences de caractère entre mâle et femelle sont moins marquées que les différences entre individus. Le mâle non stérilisé peut marquer son territoire et réagir aux femelles en chaleur ; la femelle connaît des chaleurs deux fois par an environ, avec les contraintes de surveillance qui en découlent.
La stérilisation modifie ces comportements, sans les supprimer totalement. Le choix dépend donc surtout de votre tolérance aux contraintes, de la présence d’autres animaux et de vos projets d’élevage. Un éleveur honnête vous décrira les deux cas sans vous orienter vers le chiot dont il veut se séparer.
Comment préparer l’arrivée du chiot ?
L’arrivée se prépare avant le départ de l’élevage. Prévoyez un panier ou un coussin lavable, deux gamelles, un harnais adapté à la taille, une laisse, des jouets à mâcher et un produit de nettoyage enzymatique pour les accidents.
Les premiers jours, limitez les visites et les manipulations. Le chiot quitte sa fratrie et doit s’habituer à un nouvel espace, à de nouveaux bruits et à de nouveaux horaires. Installez un coin repos inaccessible aux enfants et aux autres animaux, et respectez ses temps de sommeil.
Pour la propreté, sortez fréquemment, notamment après les repas, les siestes et les jeux, et récompensez les réussites. Évitez de gronder : chez un chiot, l’apprentissage passe par la répétition et la valorisation des bons comportements.
Côté santé, prenez rendez-vous chez un vétérinaire dans les jours qui suivent l’arrivée, pour vérifier le carnet, poursuivre le protocole vaccinal et poser vos questions. La socialisation commence tôt : proposez des expériences variées, sans forcer, en respectant le calendrier vaccinal conseillé par votre vétérinaire.
Enfin, gardez le contact avec l’éleveur. Les premiers mois soulèvent des questions sur l’alimentation, le pelage ou le comportement, et un éleveur impliqué reste une ressource utile. Cette relation fait partie de la qualité de l’adoption autant que le prix ou la robe du chiot.
Avant l’arrivée d’un loulou de Poméranie, préparez un coin calme, sans courant d’air, avec un panier bas et des gamelles stables. Les premiers jours, laissez le chiot explorer à son rythme et sortez-le souvent, notamment après les repas et les siestes. Pour l’alimentation, fractionnez en trois ou quatre petites prises par jour, avec des croquettes adaptées à sa taille et à son âge, et changez de marque progressivement sur une semaine. L’éducation repose sur des séances courtes et régulières. Pour approfondir la vie du chiot poméranien, des repères concrets sont réunis sur cette page.
Cet article fournit une information générale et ne remplace pas l'avis d'un vétérinaire, d'un éducateur canin ou d'un professionnel du droit. Vérifiez toujours les obligations légales en vigueur au moment de votre démarche.